The Outer Worlds 2 : Parlez, tirez, faufilez-vous dans une galaxie qui part en vrille

« Trop cool ! » C’est exactement ce que je me suis dit en dégainant à nouveau mon Bio-Mass Shotgun, infligeant de lourds dégâts corrosifs à un soldat ennemi, que j’ai littéralement vu fondre sous mes yeux. Je jonglais entre ce fusil, une SMG et une mitrailleuse lourde, infligeant des dégâts à tout ce qui bougeait dans une station de recherche perdue au fin fond de l’espace, parce que c’est comme ça que je roule, moi, en tant qu’agent spécial du Conseil d’administration de la Terre. Mais franchement, ce Bio-Mass Shotgun m’a hanté bien après la fin de ma session d’essai pendant le Xbox Games Showcase 2025.

Comme on vous l’a déjà expliqué, The Outer Worlds 2 se déroule dans la colonie spatiale d’Arcadia, en plein dans un sacré bourbier spatial. Failles spatio-temporelles, alliances mouvantes et trois factions en guerre pour le pouvoir… bref, c’est le bazar. Et le plus important : ma décision de foncer dans le tas comme un déglingué lanceur d’acide n’était qu’une façon parmi d’autres d’aborder la situation. Une fois débarqué, on vous demande de filer un coup de main à Arcadia… à votre manière. Et la démo que j’ai testée proposait justement plusieurs builds : infiltration et espionnage, tchatcheur de haut vol, ou pur chaos destructeur. Du coup, je me suis dit : « Pourquoi pas tester les trois ? »

À la recherche d’un Rift Anomaly Modulator
L’ambiance générale de The Outer Worlds 2 reste dans la droite lignée de l’excellent premier opus : un savant mélange de concepts science-fictionnesques poussés, de commentaires sociaux bien sentis et d’une bonne dose d’humour absurde. La mission de cette démo jouable ? Mettre la main sur (comprendre : voler) un Rift Anomaly Modulator, un appareil complexe capable de restaurer les zones de la base affectées par les failles (je vous en dis plus à ce sujet dans un instant), puis s’échapper du labo où il est conservé.

J’ai commencé ma session avec une configuration orientée grosse baston, et honnêtement, je me suis senti puissant à souhait en enchaînant trois armes vraiment destructrices, les ennemis croisés n’ont pas fait long feu. Cela dit, j’ai apprécié leur instinct de survie, qui les poussait à chercher une couverture et à tirer depuis l’abri… du moins, les rares fois où ils survivaient à ma première rafale.

Le système de combat semble nettement amélioré par rapport au premier jeu : les armes sont variées et ont un bon ressenti en main, tandis que les déplacements sont fluides, donnant l’impression d’un vrai FPS solide sous la couche de mécaniques RPG bien étoffées. Il y a plein d’éléments que j’ai envie d’explorer davantage, j’ai notamment entendu parler d’une arme qui rétrécit les ennemis et franchement… je suis carrément partant.

On l’a trouvé ! Et maintenant ?
Il ne nous a pas fallu longtemps pour mettre enfin la main sur le Rift Anomaly Modulator, et je l’ai activé direct pour comprendre où était le délire, il s’avère que c’est un appareil de déplacement temporel, capable de restaurer des sections du niveau effondrées à cause de ces fameuses failles. En interagissant avec une faille, des plateformes écroulées réapparaissent sous vos pieds, comme si elles recréaient ce qui se trouvait là avant leur destruction. Et par un heureux hasard, pouvoir sauter sur ces plateformes m’a permis d’atteindre des zones jusqu’ici inaccessibles.

Voir ces plateformes se matérialiser sous mes yeux, c’était franchement bluffant. Une jolie démonstration de force de la part des artistes et des level designers d’Obsidian, qui montrent qu’ils ont mis la barre plus haut, et plus large, avec cette suite. Et le meilleur dans tout ça ? Il n’est pas nécessaire d’utiliser chaque faille pour avancer vers vos objectifs principaux, certaines peuvent simplement être découvertes et explorées, juste parce que vous êtes tombé au bon endroit au bon moment.

Et si on essayait la tchatche plutôt que les bastos ?
Peut-être que vous préférez baratiner plutôt que de tirer dans le tas. Sur une autre sauvegarde, j’ai relancé la démo avec un personnage conçu pour charmer son entourage dans les situations tendues, plutôt que pour tout faire exploser. Même si je pouvais encore nettoyer des salles pleines de gardes quand il le fallait (merci à mon fusil à pompe cryogénique, aussi stylé qu’efficace), mon objectif principal était de parler d’abord, tirer ensuite. Je suis rapidement tombé sur une scientifique avec… quelques griefs envers son patron, qui, par chance, était justement la clé pour m’échapper avec le Rift Anomaly Modulator volé. Ce personnage est toujours présent dans le niveau, mais je ne l’avais même pas croisée lors de mon premier run, preuve qu’il y a énormément de détails cachés à découvrir si vous prenez le temps de fouiller un peu.

Après l’avoir convaincue grâce à mes compétences de persuasion, elle m’a envoyé fouiller le bureau du patron, pirater son ordinateur et récupérer des preuves l’impliquant dans le sabotage d’une expérience ratée qui lui avait attiré des ennuis avec les autorités. De retour avec les infos, elle m’a ouvert une tout autre façon de m’échapper... Plutôt que d’affronter le boss en face (armé d’une armure mécha personnalisée, bien sûr), elle allait le distraire pendant que je me faufilais autour de l’entrepôt pour pirater les tourelles de sécurité et changer leurs priorités de ciblage.

Ce qui a suivi ? Une séquence franchement kiffante, où les ennemis ont été pulvérisés en quelques instants, pendant que j’observais la scène d’en haut, et lâchais, de temps en temps, une ou deux roquettes à tête chercheuse pour participer à la fête.

Un parfait exemple de la liberté offerte par The Outer Worlds 2 pour chambouler l’ordre établi. Et surtout, ça montre clairement tout ce que j’aurais pu découvrir même sans rencontrer ma nouvelle copine scientifique. Ce niveau, en apparence autonome, est bourré de détails en plus à explorer, à tester, à détourner, pour vous aider… ou vous mettre des bâtons dans les roues. Avec un build axé infiltration, par exemple, vous pourriez sûrement atteindre ces zones cachées encore plus facilement, ce qui m’amène à…

Et si on essayait l’infiltration ?
En lançant une troisième sauvegarde, j’ai pris le contrôle d’un personnage axé sur la discrétion et l’infiltration. Passer de « je tire sur tout ce qui bouge » à « je ne fais pas un bruit » a été un sacré virage, mais franchement, j’ai fini par apprécier le level design et la recherche du chemin le plus efficace pour éliminer tous les ennemis sans me faire repérer. Il y avait un petit côté Deus Ex dans l’air : entre les conduits d’aération accessibles un peu partout, j’avais souvent l’option de contourner complètement les affrontements pour aller droit à mon objectif.

Bon, évidemment, j’ai fini par me faire repérer, à ce moment-là, j’ai dégainé mon épée, Murder’s Best Friend, et j’ai découpé les derniers ennemis avant que la situation ne dégénère. Et même quand ça partait en vrille, mon fusil de sniper, le Last Whisper, se chargeait sans problème de faire le ménage à distance.

Je pense que, personnellement, je reste un adepte du style « gros flingues », les armes à feu sont vraiment fun à utiliser, donc ce sera sans doute ma voie préférée. Mais c’est cool de voir qu’une vraie approche furtive a été pensée, et qu’elle offre plein de possibilités pour cellles et ceux qui veulent jouer à The Outer Worlds 2 à leur façon.

Encore plus, toujours plus
Mon temps de jeu a été bref, bien sûr, mais si ce petit échantillon est représentatif du reste de l’aventure, on sent déjà que cette suite pousse encore plus loin l’expérimentation et la variété dans les approches de combat, bien plus que le premier opus. Les systèmes de RPG comme de tir semblent avoir gagné un niveau, pour offrir une expérience de jeu de rôle plus solide, mieux équilibrée et toujours ancrée dans cet univers de science-fiction aussi barré que génial. Et il reste tellement de choses à tester : d’autres tactiques de combat, d’autres itinéraires de dialogues, ou encore voir ce que ça donne de jouer les rois de l’infiltration jusqu’au bout du concept. On n’aura pas longtemps à attendre pour découvrir ce que le reste d’Arcadia nous réserve : The Outer Worlds 2 sort le 29 octobre sur Xbox Series X|S, PC Xbox, PlayStation 5, Battle.net et Steam et sera disponible dès sa sortie dans le Game Pass Ultimate.

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