The Outer Worlds 2 : vos premiers pas dans une galaxie sans limites

Sommaire

  • Nous avons pu prendre en main le premier acte de The Outer Worlds 2 et découvrir un univers qui n’attend qu’à être exploré.
  • Nous avons testé son éditeur de personnage ultra-complet et débuté notre aventure en tant que membre de l’Earth Directorate.
  • The Outer Worlds 2 sortira le 29 octobre sur Xbox Series X|S, PC Xbox, PlayStation 5, Battle.net, Steam et sera disponible dès sa sortie dans le Game Pass Ultimate et PC Game Pass.

Combien de propagande estampillée Earth Directorate pouvez-vous avaler sans broncher ? Êtes-vous prêt à affronter les sombres intérêts des corporations et les gouvernements corrompus (ou peut-être les deux) pour imposer votre propre justice à travers la galaxie ? Ou alors, vous êtes juste là pour toucher un salaire, parce que bon… faut bien manger. Voilà le genre de questions existentielles que The Outer Worlds 2 vous posera avant de vous lancer dans son épopée de RPG de science-fiction.

Après une preview « hands-off » la semaine dernière à la gamescom 2025, j’ai enfin pu m’aventurer dans les premières heures de The Outer Worlds 2. De quoi mieux comprendre l’univers dans lequel on met les pieds, le côté ouvert de certaines mécaniques de jeu, mais aussi la manière dont le jeu vous pousse d’entrée à définir qui vous allez incarner dans cette galaxie à la fois déjantée et pleine de promesses.

Ce premier acte met tout ça en place très rapidement : vous et quelques agents de l’Earth Directorate êtes envoyés à Horizon Point Station, une station éloignée « hors de leur juridiction », qui mène des expériences sur la technologie Skip Drive, peut-être responsable des anomalies spatiales qui apparaissent un peu partout dans le système (comme on a pu le voir lors du Xbox Games Showcase 2025). Mais avant tout… il faut décider qui vous allez être.

Cela commence par le choix du passé de votre personnage, Ex-Convict (Ancien détenu), Gambler (Parieur), Lawbringer (Justicier), Professor (Professeur), Renegade (Hors-la-loi) ou Roustabout (Bricoleur), chacun reflétant la vie que vous meniez avant de rejoindre l’Earth Directorate (qui, pour faire simple, s’apparente un peu à des marshals de l’espace). On nous explique que chacun de ces passés apporte une touche unique au jeu, que ce soit via de nouvelles options de dialogues ou des rencontres de gameplay spécifiques.

Si le passé de votre personnage influence la façon dont le monde du jeu vous perçoit, ce sont surtout les Traits et les Compétences qui ont un impact concret sur la manière dont vous interagirez avec The Outer Worlds 2. Le jeu propose un large choix d’options qui offrent différents bonus, comme Brawny (capacité à renverser les ennemis), Lucky (meilleures chances de coup critique), Suave (réductions chez les marchands) et bien d’autres encore. Mais ce que j’ai trouvé particulièrement malin, c’est le système de Traits négatifs qui vient « compléter » la construction de votre personnage.

Lors de la création, vous avez la possibilité de choisir un Trait positif supplémentaire (au lieu d’un seul) en échange d’un Trait négatif, comme Abrasive (impacte votre réputation), Dumb (verrouille certaines compétences) ou Sickly (faible santé de base et tolérance réduite aux toxines). Un contrepoids futé qui casse le réflexe classique du « min-maxing » pour se fabriquer un perso parfait : ici, le jeu vous pousse (si vous en avez envie) à créer dès le départ un héros… volontairement imparfait.

En plus des Traits, le jeu propose aussi une large sélection de Compétences comme Engineering (Ingénierie), Hacking (Piratage), Lockpick (Crochetage) et bien d’autres. La logique voudrait qu’on construise un personnage équilibré en combinant judicieusement Traits et Compétences (par exemple : créer un build furtif spécialisé dans le piratage). Mais bon, jouer la sécurité, ce n’est pas vraiment ma façon d’aborder un jeu Obsidian. Le créateur de personnage ne le dit pas franchement, mais tout est pensé pour que vous puissiez, si vous le souhaitez, bâtir un perso complètement « pété » : un mélange improbable de capacités, qui fonctionne quand même et vous permet de passer un super moment. C’est exactement ce que j’ai fait avec mon build basé sur la persuasion et la furtivité, combiné au Trait négatif Sickly.

Revenons à la mission principale : une fois arrivés à Horizon Point Station, notre objectif était de franchir un blocus de sécurité, avec plusieurs options disponibles dès le départ. Je pouvais piller le corps d’un garde pour lui voler sa carte d’identité et l’utiliser ensuite à l’interphone pour désactiver les alarmes. Ou bien passer par une grille de ventilation afin d’éviter une patrouille de robots de sécurité… sauf que, pas de bol, j’avais oublié mes outils de crochetage dans le vaisseau. Heureusement, Niles, un des agents de l’Earth Directorate, a bien voulu me prêter les siens si je choisissais cette approche. Sinon… il restait toujours l’option « gros flingues ». Et tout ça, c’est seulement dans les cinq premières minutes de la mission, un simple aperçu de ce que The Outer Worlds 2 va proposer sur l’ensemble de l’aventure. Difficile de ne pas saliver en imaginant toutes les autres façons d’aborder les objectifs dans le jeu final.

Ces choix se sont prolongés tout au long de ce premier acte, puisque Horizon Point Station offrait une multitude d’approches : de l’infiltration, de la manipulation par le dialogue, et bien sûr… des fusillades (si je décidais d’en arriver là). J’ai même découvert une option plus subversive en fouillant la base : j’ai réussi à diffuser une vidéo de propagande de l’Earth Directorate, ce qui a immédiatement captivé tous les gardes. L’un d’eux a même lâché qu’il craignait d’avoir violé son serment rien qu’en écoutant « de pareilles saletés ». Certes, ça a ruiné mon effet de surprise, mais ça m’a permis d’enchaîner quelques éliminations furtives sur des gardes hypnotisés par le message.

Tout ça ne fait que confirmer une chose que j’avais déjà remarquée lors de mes précédents aperçus du jeu : les niveaux sont vraiment pensés pour permettre une grande variété d’approches afin de mener à bien vos missions. Et puis, la façon dont vous interagissez avec vos compagnons peut avoir des conséquences durables. J’ai d’ailleurs vécu un incident avec un autre agent de l’Earth Directorate (pas de spoil ici), et j’ai hâte de voir quelles autres routes uniques pourront émerger de mes choix, et comment mon passé influe sur le destin de ceux qui m’entourent.

Impossible de s’y tromper : la patte d’Obsidian est partout dans ce jeu. Entre un créateur de personnage ultra-complet, des dialogues à choix multiples en cascade, et une infinité d’approches pour mener vos missions, on a vraiment l’impression que c’est l’un des projets les plus ambitieux du studio. À chaque nouvel aperçu, l’envie de plonger plus loin dans ce monde se fait plus forte, juste pour voir ce qui se passe si j’appuie sur tel interrupteur, ouvre cette porte ou retourne ce caillou. Et très franchement, il y a de grandes chances qu’Obsidian ait déjà tout prévu pour ça.

The Outer Worlds 2 sortira le 29 octobre sur Xbox Series X|S, PC Xbox, PlayStation 5, Battle.net, Steam et sera disponible dès le premier jour avec Game Pass Ultimate et PC Game Pass. Précommandez dès maintenant la Premieum Edition de The Outer Worlds 2 pour bénéficier de jusqu’à 5 jours d’accès anticipé et du Commander Zane’s Anti-Monopolistic Battle Pack.