Bad Magpie vient enfin enrichir le genre trop rare des « oiseaux malpolis »

Sommaire

  • Bad Magpie sortira en 2027 sur XBOX Series X|S, XBOX sur PC, via le cloud et sera inclus dans le Game Pass. Avec XBOX Play Anywhere, jouez-y sur console comme sur PC sans frais supplémentaires.
  • vous incarnez une pie incapable de voler, séparée des siens, qui tente de gagner les faveurs d’une étoile tombée du ciel plutôt indifférente en lui rapportant des babioles étincelantes.
  • au programme : exploration, énigmes et quelques mécaniques légères d’immersive sim, tandis que vous mettrez le feu, briserez des vitres et sèmerez joyeusement le chaos partout où vous passerez.

Le concept immédiatement séduisant de Bad Magpie, dévoilé en « World Premiere » par le studio Milktooth lors du XBOX Games Showcase, tient tout entier dans son titre : incarnez un oiseau et semez la pagaille. Comme les corneilles et les corbeaux, autres membres de la famille des corvidés, les pies sont réputées pour leur intelligence, leur curiosité et leur penchant supposé pour les objets brillants. Créer sans le moindre remords des problèmes à toutes celles et ceux qui vous entourent afin d’amasser des trésors parfaitement arbitraires ? Finalement, les pies ont tout de parfaites joueuses.

Dans la démo d’une trentaine de minutes que j’ai pu essayer, notre pie a été blessée et séparée de ses congénères. Incapable de voler, elle ne peut plus que sautiller, avec un petit pansement en forme de croix sur l’une de ses ailes. Au passage, l’anglais affectionne les noms collectifs imagés pour désigner certains groupes d’animaux : on parle ainsi d’un murder of crows pour un groupe de corbeaux et d’un mischief of magpies pour un groupe de pies. Ce dernier pourrait se traduire par « une bande de pies malicieuses », une appellation particulièrement bien trouvée au vu du chaos qu’elles aiment semer. Vous rencontrez alors une étoile tombée du ciel, qui devient aussitôt votre obsession. À sa demande, vous partez en quête de babioles brillantes afin de gagner ses faveurs.

Le jeu adopte un charmant style minimaliste en 3D isométrique, qui rappelle quelque peu Untitled Goose Game. Son léger grain pixélisé et son rendu en cel-shading lui confèrent toutefois une douceur picturale bien à lui. La comparaison avec Untitled Goose Game s’impose également sur le plan du concept : il s’agit, là encore, d’un jeu d’aventure accessible dans lequel on incarne un oiseau particulièrement mal élevé. Mais là où ce dernier restait ancré dans un certain réalisme tandis que l’on terrorisait les habitants d’un paisible petit village, les humains sont ici volontairement absents, du moins à ce stade. Le jeu comporte également une intrigante touche de réalisme magique, qui m’a constamment laissé dans l’incertitude quant à ce qui m’attendait ensuite.

L’aventure débute sur un tronçon de route avant de vous conduire dans ce qui ressemble à une cour d’école humaine abandonnée. Celle-ci est occupée par des souris qui jouent comme des enfants : elles construisent des châteaux de sable, dessinent à la craie sur le sol et s’adonnent à d’autres activités du même genre. Lorsque vous finissez par trouver la babiole convoitée, un immense serpent portant des anneaux sertis de pierres précieuses autour du cou s’en empare. Il vous ordonne alors de retrouver vingt fragments de météorite, dispersés dans les environs lors de la chute de l’étoile.

Ces fragments sont dissimulés derrière de petites énigmes environnementales. Vous disposez de trois actions principales : piailler, donner des coups de bec ou ramasser un objet, puis interagir de manière contextuelle avec ce que vous tenez, par exemple en secouant une canette de soda ou en piaillant dans un mégaphone. Fidèle à la promesse de chaos contenue dans son titre, le jeu commence par vous apprendre qu’un coup de bec sur les rochers brillants semblables à du silex, ou qu’un objet en bois frappé contre eux, peut enflammer l’herbe et le bois alentour. L’une des premières énigmes que j’ai résolues consistait à faire tomber une bûche d’un arbre, ils arborent tous un visage digne d’un arbre de Kirby, ce qui donne presque mauvaise conscience, à y mettre le feu, puis à m’en servir pour briser la vitre d’une voiture et atteindre le cristal posé sur son capot.

De nombreuses énigmes se résolvent en mettant le feu à divers éléments, en brisant du verre à grand renfort de vacarme ou en vous montrant franchement odieux envers les souris qui jouent dans les environs. Vous pourrez notamment pulvériser leur château de sable afin de récupérer le fragment dissimulé à l’intérieur. Le jeu prend un malin plaisir à satisfaire le petit gremlin qui sommeille en vous et ne demande qu’à semer la pagaille. J’ai aperçu d’autres fragments sans les ramasser et, au moment de remettre mes vingt trouvailles, une fenêtre m’a indiqué qu’il y en avait trente au total. Cette souplesse permet d’ignorer ceux qui vous poseraient problème, tout en donnant davantage de grain à moudre aux complétionnistes.

Toutes les interactions se sont révélées aussi ludiques que surprenantes. Il y a donc fort à parier que je ferai partie de celles et ceux qui tenteront de tout récupérer. Le fonctionnement systémique du feu et des objets soumis à la physique élève le jeu au-delà du simple jeu d’aventure et lui donne des airs d’immersive sim légère. Voilà qui me donne encore plus envie d’explorer son univers et de découvrir toutes les surprises qu’il nous réserve lors de sa sortie en 2027.

Bad Magpie est prévu sur XBOX Series X|S, XBOX sur PC, via le cloud et sera inclus dans le Game Pass. Avec XBOX Play Anywhere, jouez-y sur console comme sur PC sans frais supplémentaires.

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